Archives de la catégorie ‘pizza gorgonzola’
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Le passage obligĂ© pour moi si je veux me lancer dans une sĂ©rie de Fan Art, c’est bien l’excellent RanXerox de Liberatore. C’est sans doute la première bĂ©dĂ© trash que j’ai eue entre les mains. Je lisais Ă l’Ă©poque pas mal de bĂ©dĂ©s empruntĂ©es Ă la mĂ©diathèque locale, Ă Bressuire (oui oui y’a une mĂ©diathèque Ă Bressuire). Jusque lĂ le truc le plus trash que j’avais eu dans les mains c’Ă©tait Les Passagers du Vent de Bourgeon oĂą un personnage enterrĂ© jusqu’au cou se faisait bouffer par des fourmis. j’Ă©tais mioche encore, et ça m’avait marquĂ©e. Heureusement, mon intĂ©rĂŞt pour Bourgeon s’est arrĂŞtĂ© lĂ . Passons. Je dĂ©vorais donc n’importe quoi qui n’Ă©tait pas empruntĂ©, jusqu’au jour oĂą je suis tombĂ©e sur Bon Anniversaire Lubna, les couleurs criardes de la couverture ont dĂ» m’attirer, et j’embarquai la trouvaille. Je me souviens plus si mes parents voyaient ce que je lisais Ă l’Ă©poque mais je me dis maintenant que il y a de fortes chances, vu le nombre de questions qu’ils se posaient. RanXerox a Ă©tĂ© une rĂ©vĂ©lation, d’abord esthĂ©tique. Je me suis Ă©videmment mise Ă la couleur, essayant d’imiter Liberatore avec le peu de succès qu’on peut facilement imaginer, avec mes pauvres crayons de couleur. Mais surtout, j’avais avec ce livre le frisson qu’on cherche Ă l’adolescence, quand on va boire des Fischer sur le parking de Mammouth le mercredi après midi ou quand on fume un joint avec ses coturnes d’internat, mais en pire. LĂ , une gamine de 12 ans se shootait Ă l’hĂ©ro et se tapait un robot monstrueux et docile. Je ne le saurai que des annĂ©es plus tard, mais en plus ça a Ă©tĂ© le dĂ©but de mon intĂ©rĂŞt pour les Ă©trangetĂ©s de Ballard, que j’ai connu par l’adaptation au cinĂ© de Crash par Cronenberg.
Tout finit par trouver sa place et sa logique, et je suis revenue sur Liberatore comme ça, après l’avoir un peu laissĂ© de cĂ´tĂ© (encore) pendant mes annĂ©es aux Beaux Arts. Ça m’a alors frappĂ©e, comment ces films, livres, bĂ©dĂ©s que je croyais complètement indĂ©pendants les uns des autres, finissaient par se recouper, se faire Ă©cho, et comment ils forment aujourd’hui un tout qui pour moi semble indissociable.
Aujourd’hui, il me semble impossible de voir publier une telle bĂ©dĂ© chez un Ă©diteur aussi important Ă l’Ă©poque que Albin Michel, la frilositĂ© des gros, l’autocensure des auteurs, la peur de tout, de se faire lyncher par bĂŞtise (comme confondre le travail et la personne), jamais, jamais une bĂ©dĂ© qui met en scène un robot avec une bitte Ă©norme qui se tape une toxico de 12 ans ne sortirait… La mĂŞme peur qui rend impossible la réédition du fantastique Hitler=SS de Vuillemin, inimaginable un Ă©quivalent de Sade, oui je pousse le bouchon mais ça participe Ă mon avis du mĂŞme phĂ©nomène.
Que se passerait-il si un auteur proposait une bĂ©dĂ© du mĂŞme acabit que RanXerox Ă un Ă©diteur aujourd’hui ? Rien. Ça resterait dans des cartons.
Lisez, relisez RanXerox, on peut encore en trouver dans les bouquineries, sur priceminister, dans les bric-à -brac, je ne pense pas que des rééditions soient prévues. Quel dommage.
PS : et lĂ j’ai la pression. Je vais exposer mes fan art Ă Aix En Provence en mars et Liberatore sera lĂ pendant le festival en avril (voir mon calendrier pour les dates). Damn.
28 fĂ©vrier 2009 dans pizza gorgonzola - 12 banalités -
J’en parlais dans a note d’hier soir, et me suis dit en me couchant que tiens, c’est marrant, mais cette bĂ©dĂ© a dĂ» me marquer plus que ce que je pensais. Tartine de Clous, de F’murr, trainait dans les cartons de veilles bĂ©dĂ©s de « la ruche » (le centre aĂ©rĂ© oĂą j’allais Ă©tant mioche), au milieu de trucs plus ou moins de qualitĂ© (Prince Mickael d’Orkal, la pire bĂ©dĂ© du monde, notamment, que j’ai gardĂ©e pour les jours de grand doute). A l’Ă©poque je lisais tout ce qui me tombait sous la main, mais les Philemon de Fred et Tartine de Clous de F’murr Ă©taient quand mĂŞme mes prĂ©fĂ©rĂ©s, avec les FrustrĂ©s de BretĂ©cher. Evidemment Ă l’Ă©poque pas mal de choses me paraissaient mystĂ©rieuses dans ces lectures et j’ai dĂ» passer Ă cĂ´tĂ© de pas mal d’allusions, mais Fred et F’murr, c’Ă©tait l’Ă©clate totale. Dans Tartines de Clous, j’adorais le fait que Naphtalène dorme dans une carcasse de baleine au museum d’histoire naturelle, qu’elle soit copine avec un phoque et ne crachait pas sur une balade dans le ventre d’un Ă©vĂŞque, façon canoĂ«. Je devais pas piger grand chose aux interventions surrĂ©alistes de Brahms dans la construction d’une niche, mais tout ça me paraissait complètement merveilleux. Et je me dis aujourd’hui, Ă revoir les personnages fĂ©minins de F’murr, qu’ils ne sont sans doute pas totalement Ă©trangers Ă ce que je fais aujourd’hui, moi qui aurait jurĂ© que mes influences Ă©taient moins lointaines.
A se demander mĂŞme si j’ai pas suivi Ă la lettre cette bĂ©dĂ©, ahahah :
29 dĂ©cembre 2008 dans pizza gorgonzola - 10 banalités -
Non, non, je ne vous demande pas de me faire des dessins minables qui n’arriveront de toutes façons jamais Ă la cheville de Mon Art, c’est plutĂ´t moi qui vais transcender mes maitres en reprenant et corrigeant leurs grossières erreurs.
NECRON
Les 5 premiers volumes sont parus, 7 en tout sont prĂ©vus, dans la très chouette collection Paul de Cornelius. Cornelius excelle et j’achèterais leurs bouquins rien que pour leur couverture, et cerise sur le gâteau, l’intĂ©rieur est souvent (pour ne pas dire toujours) au niveau. Ça, c’est de la belle impression de noir et blanc, pas comme certains (j’y reviendrai dans un autre fan art).
donc, Necron, de Magnus (aka Roberto Raviola, moi, avec un nom pareil, je cherche mĂŞme pas de pseudo). Un belle réédition qui m’a permis de dĂ©couvrir les aventures rocambolesques de Frieda Boher, qui n’aime que la viande morte et refroidir celle encore chaude, parfois mĂŞme très chaude. Frieda créée sa poupĂ©e Ă elle avec un mort qu’elle ressuscite, le fameux Necron, parce que figurez vous que c’est une scientifique, en plus d’ĂŞtre sexy, solitaire, libre, et sadique. Et qui ne mouille que pour des cadavres remarquablement membrĂ©s.
Si vous connaissiez pas, achetez le. Si vous connaissiez, achetez quand mĂŞme, la pagination n’a rien Ă voir avec l’Ă©dition chez Albin Michel de l’Ă©poque, reprenant ici ces fameuses bĂ©dĂ©s Ă©rotiques 2 cases / page (tĂ©, Elvifrance avait publiĂ© Satanik et Kriminal du mĂŞme auteur, malheureusement pour les trouver celles lĂ , accroche toi LĂ©on).
Mais laissons l’image causer.
[EDIT] alors que je finis cette note en matant chez mes copains et en mangeant des chips (oui je suis forte) je me rends compte que O CHOSE INCROYABLE, Yul lui aussi commence une sĂ©rie de fan arts aujourd’hui !! incredible !
17 novembre 2008 dans pizza gorgonzola - 13 banalités