puisque je suis partie à dire du mal…
Vendredi 28 décembre 2007… j’embraye avec deux bouquins.
On me l’avait conseillé quand je cherchais des livres de genre. Bon, tout y est : la bande de jeunes stéréotypés, les bouseux malsains, la forêt sombre, l’isolement. Bien. Mais le hic, c’est déjà, 1/, le sous titre : “modeste contribution à une sous culture”, merci la condescence, genre “mais rassurez vous j’écris pas cette merde habituellement”. 2/ les fautes d’orthographe. Quand on “contribue modestement à une sous culture”, doit on le faire par dessus la jambe ? hum non je ne crois pas, surtout si on prétend être au dessus. et 3/ l’impression de lire un bouquin qui gonfle l’auteur à à peine la moitié, qui se précipite pour finir sa modeste contribution, au mépris du petit frisson d’angoisse qui a besoin de temps pour être efficace. Autant lire un bon Stephen King, il sait faire, lui. Et enfin 4/ la repro des illus de Blanquet sont carrément dégueulasses. Alors oui je vois bien l’argument “livre populaire”, mais alors faut le jouer jusqu’au bout, imprimer ça sur du papier pourri avec une couv au niveau aussi, je veux dire pas avec vernis sélectif, impression en relief et tout le bazar. Je chipote, me direz vous peut-être, mais tout ça contribue à vouloir donner une image “hype” du bouquin, là où finalement un peu de vraie modestie aurait sans doute été bienvenue.
Epuisé,tu l’as dit ! Joe Matt m’avait bien fait marrer avec Strip Tease et Peepshow, mais là, putain…. Autant le côté détestable qu’il avait dans les deux premiers livres sus cités était marrant même si ça donnait envie de l’éviter à tout prix, autant dans celui là il se complait se lamente et verbiote à qui mieux mieux. Appuyant son côté détestable voir si ça marche encore, il ajoute à ça son auto appitoiement, et nous refait le coup du bocal de pisse toutes les deux pages. Joe Matt est bel et bien épuisé, ça ressemble à un mea culpa pas assumé, je préférais quand c’était un gros con fier de l’être.